Le marathonien Nathanaël Bordes en stage au Kenya avant de courir à Francfort

Le marathonien Nathanaël Bordes en stage au Kenya avant de courir à Francfort

13 septembre 2017 Non Par lascom

La Dépêche du Midi 13 septembre 2017

 

Le marathonien Nathanaël Bordes court depuis toujours, mais, dit-il, il est encore neuf dans cette discipline car il n’a repris l’entraînement qu’en 2007, à l’aube de ses 31 ans. En mars 2008, il a couru à Barcelone en 2h56’03 ; en 2016, à Hambourg, il a été premier Français avec un chrono de 2h29’12. Pour son immensité et son ambiance, New York restera inoubliable pour Nathanaël. Celui que ses amis surnomment «le sanglier du Couserans» vient de terminer un stage d’entraînement de trois semaines au Kenya.

Quelles sont les raisons qui ont motivé cette décision ?

Ce pays m’a toujours attiré car il est le berceau des grands marathoniens de la planète et j’ai donc décidé de partir pendant 23 jours à mes frais à Iten, une ville située à 2 400 m d’altitude, considérée comme la capitale de la course à pied.

Raconte-nous le déroulement d’une journée d’entraînement

Nous étions une quinzaine de stagiaires au camp de Bob Thari. Tous les jours, dès 6 h 15, avant le lever du jour, nous allions courir plus d’une heure en nous imposant un rythme rapide ou en faisant des jeux d’allure. Avant 10 heures ou après 16 heures, afin d’éviter la pluie et la boue des chemins, nous avions une nouvelle séance de course. Le reste du temps était dédié au renforcement musculaire, aux étirements et aux massages. Tous les samedis j’ai beaucoup apprécié les sorties de deux heures en groupe avec une cinquantaine de participants, ce qui permettait aux meilleurs de parcourir jusqu’à 35 km. C’est un réel plaisir de courir avec des athlètes prestigieuses comme Florence Kiplagat, recordwoman du monde du semi-marathon.

As-tu constaté des progrès dans ta préparation physique ?

J’ai repris l’entraînement quatre jours après mon retour en France et je suis en excellente condition physique. Mon premier objectif est de passer en dessous des 2 h 28 » au marathon de Francfort le 29 octobre prochain.

Quel a été le prix de ces vacances studieuses ?

Le voyage en avion m’a coûté 600 euros, la pension complète au camp d’entraînement 35 euros par jour, les massages deux fois par semaine 8 euros de l’heure. Un coureur kényan m’a servi de lièvre pour 50 euros durant toute la durée du séjour.